Vendredi 9 octobre 2009
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Chaque nouvelle chanson qui naît est prématurée. Aucune paroles pour
l’habiller pour l’hiver et par voie de conséquence aucun titre qui en découle. Comment dès lors classer, archiver, ces nouveaux crus puisque il le faut ! En effet tout
Aujourd’hui est classifier, organiser, base de donnée et autre référencement systématique dans ce grand foutrac moderne.
Bref, l’imagination débordante de vos deux convives, le don créatif
sans bornes de vos deux acolytes ont pondus deux titres au palmarès des noms foireux : « New » pour la première et « New New » (Pas miou miou) pour la
seconde. Bien sur nos esprits cartésiens trouveraient logique dès lors de classifier les prochaines en tant que « New new new » voir même « New new new new ».
Soyons économe et scientifique, pourquoi pas : New ³
Bande de blaireau que nous sommes.
Donc dans la besace du chasseur aujourd’hui deux titres pour cette
répét. Plutôt bondissant et optimiste « New » et « New new » nous font tendre vers les horizons de l’électro pop, mélange d’influences pas si contradictoires. Elles
restent tout de même deux chantiers où il va falloir se retrousser les manches. A commencer par les paroles pour en déduire un titre ou l’inverse d’ailleurs !
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Par Sinofar
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Mardi 1 septembre 2009
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17:59

C'est en revenant de l'escale d'Acapulco que Sam
et Nico ont eu la chance d'être tirés au sort parmi tous les passagers du Pacific Princess. A la clé, deux invitations à la table du Capitaine Merrill Stubing. Alors que les mets se succèdent
tous plus goûtus les uns que les autres, Julie, une queue de homard entre les mains, lance la discussion sur le groupe qui anime la soirée. Gaupher du même avis, car secrètement amoureux d'elle,
souligne que cette formation n'est composée que d'intermittents du spectacle, tir aux flancs notoires et autres parasites sociaux (Et oui Gaupher vote UMP, ça fait mal, mais en même temps vous
avez vu sa ganache ?). Sam saute sur l'occasion (à défaut de pouvoir sauter sur Julie) et glisse avec tact et finesse son don inné pour les arrangements, les harmonies et la composition.
L'assistance est conquise. Isaac commence même à battre un rythme chacha avec sa fourchette en argent et son couteau à huîtres. Nico relance de dix ! Lui aussi est naturellement doué pour
chauffer les salles de sa voix sensuelle et mélodieuse. Le Capitaine Stubing est charmé : « Et si on monté un groupe de rock », déclare t'il tout en avalant une lampée de château neuf du pape,
vieux donjon 2004.
La soirée continue, un verre en appelant un autre, Gaupher bourré comme un cochon, manque de vomir sur la robe en satin de Julie. Le docteur Adam Bricker décide de le
ramener à sa cabine pour ne pas qu'il finisse comme la dernière fois sur une des embarcations de secours à deux miles du Pacific Princess en train de réciter du Baudelaire, nu et enduit de
moutarde à l'ancienne. Merrill lui demande par politesse s'il ne veut pas faire partie de leur futur groupe de rock. Le Toubib décline car même s'il se sait bon musicien, ce n'est pas le
boulot qui manque à bord. Forcément, malgré les dimensions pharaoniques du Pacific Princess, les clients en font vite le tour. Blasés et en quête de sensations fortes, la partouze devient
alors la seule activité distrayante. Chaude pisse, chtouille et autre parasite sont monnaie courante à bord. C'est la triste vérité, l'envers du décor, la poussière sous les paillettes.
Les convives se retirent, Merrill, un verre de cognac à la main vire le groupe d'un seul grognement. Isaac prend la batterie, Julie prend la flûte, Sam prend Julie mais se
rétracte au dernier instant et se rabat su la guitare. Nico saute sur la basse. Merrill, comme s'il avait fait cela toute sa vie, s'empare du micro d'un geste vif qui fend l'air, le rapproche de
sa bouche et hurle : « 1, 2, 3, 4 ». SINOFAR vient de naître !
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